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Le siège de Paris, première poste aérienne
En juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse. Le 4 septembre, l’empire est déchu, la république de retour. Le 18 septembre, Paris assiégé et coupé du monde. L’administration des postes organise un service de ballon monté par des aéronautes, chargé du courrier de la capitale, et de pigeons voyageurs qui rapportent, à partir de novembre, dans leur colombier parisien des nouvelles micro photographié de la province. C’est d’abord « le Neptune » qui, le 23 septembre, décolle de Saint-Pierre de Montmartre et atterrit près des. 67 ballons s’envolent jusqu’au 28 janvier 1871, date de la capitulation de Paris ; le nom du dernier ballon, « général Cambronne », sonne comme un défi !
Toutes ces correspondances, témoignage d’un grand moment de l’histoire, représentent aussi des valeurs philatéliques sures. Certains plis sont particulièrement recherchés : ceux dont le ballon a été identifié, ceux des ballons naufragés ou capturés. La nature même du pli peut en augmenter la valeur : destination lointaine, affranchissement, oblitération, marque, etc.
Si partir de Paris en ballons était possible, le voyage de retour province-Paris ne l’était pas : les aérostats n’étaient pas dirigeables.
Pour faire parvenir du courrier à Paris, trois inventeurs ont proposé d’immerger dans la scène, en amont de la capitale, des cylindres à ailettes étanches, bourrés de lettres, qui devaient rouler jusqu’à des filets tendus dans le fleuve. L’échec a été total. Les premiers repêchages n’ont eu lieu qu’une fois le siège terminé. Une quinzaine de cylindres contenant chacun plusieurs centaines de lettres n’ont pas encore été retrouvés. Avis aux chercheurs pêcheurs !
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