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Musée Gadagne, musée d’histoire de Lyon
Musée Gadagne, salle 1, la ville actuelle
Le paysage le Lyon se décline en trois éléments :
Le site : au confluent du Rhône et de la Saône, Lyon déploie son centre sur une presqu’île très allongée. L a présence des deux fleuves et partout : 26ponts, 20 km de berges et de quais…mais la ville se dresse aussi sur trois collines et s’étend vers l’est dans une plaine dominée, par beau temps, par le mont blanc !
La silhouette : basilique de Fourvière; hauts immeubles canuts de la Croix-Rousse; barres longilignes de la Duchère à l’horizon… et dans la plaine, rivalisant d’aptitude avec les collines, phare de l’autre centre de Lyon, la tour de la Part-Dieu, surnommé le crayon.
L’agglomération : non moins de 57 communes se déploient sur les 51 500 ha du Grand Lyon.
les 470 000 Lyonnais et 1 300 000 grand Lyonnais sont citoyens du monde : rhônalpins, français d’autres régions, Européens du Nord et de l’est, asiatiques, africains du Nord, majoritairement…
Les activités économiques contemporaines sont héritières de la tradition lyonnaise d’initiative technologique et économique : industries de pointes, chimie, banque, mais aussi humaniste : secteur hospitalier et humanitaire.
Au début de notre tout nouveau XXIe siècle, Lyon se refait une beauté : reconquête des berges des fleuves et du confluent, reconversion des anciens quartiers industriels… Et voilà que dans le ciel deux soeurs pour le crayon : les tours Oxygène et Incity, à près de 200 m de haut !
Musée Gadagne, salle 2 et 3,antiquités et haut Moyen Âge(1 siècle avant J-C, Xe siècle)
Dans l’Antiquité, Lyon est un site qui rassemble
- la colonie romaine, Lugdunum, sur la colline de Fourvière ;
- le pôle gaulois de Condate, au pied de la Croix-Rousse, avec le sanctuaire fédéral des trois gaules ;
- un foyer urbain gallo-romain au nord-ouest, à Vaise ;
- et enfin un quartier d’entrepôts, Canabae, dans la presqu’île.
À la fin de l’Antiquité, quand décline l’empire romain, les collines sont délaissées et la ville se resserre en bords de Saône :c’est la qu’au quatrième siècle un nouveau pouvoir émerge, celui de l’évêque et de son église. Sous domination burgonde puis franque, et pendant la rénovation carolingienne du neuvième siècle, la ville demeure groupée en rive droite de la Saône, avec des îlots d’habitation épars sur les collines et une étroite bande en presqu’île.
Au début du christianisme, périodiquement, le pouvoir impérial romain persécute les chrétiens qui refusent de rendre un culte à l’empereur. Parmi les martyrs lyonnais, l’histoire a retenu les noms de Blandine et Pothin, auxquels les peintures de Saint-Martin d’Ainay rendent hommage.
L’évêque Leidrade, mandaté par Charlemagne, rénove les structures du pouvoir, la cathédrale et les abbayes, et fonde des écoles : Lyon participe au renouveau spirituel et intellectuel de la rénovation carolingienne.
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